mercredi 31 mars 2010

La trentaine

Je tournerai non pas de l'oeil mais officiellement trentenaire le mois prochain et durant toute l'année de me 29 ans je me suis interrogée sur l'approche que je devais avoir pour accueillir ce tournant dans ma vie.

Tout d'abord lorsque j'ai eu 29 je me suis mise à angoisser. Littéralement. Est-ce que je devais faire des changements dans ma vie pour profiter au maximum de ma dernière année dans la vingtaine et des autres qui s'en viennent? Étais-je rendue là où je voulais être? Pour me permettre de mieux l'accepter et inconsciemment je me suis mise à répéter comme un perroquet que mon trente ans s'en venait. Mon chum l'a enduré 2 mois après quoi, il m'a sermonné que je n'étais ni la seule, ni la première, ni la dernière à qui cela arriverait. Mes copines se sont toutes retrouvées dans ce clan avant moi (ou presque) alors on dirait que j'ai eu le temps de l'apprivoiser durant la dernière année.

Comme je n'ai pas d'enfant (pour l'instant et par choix) qui me ramène les deux pieds sur terre en hurlant qu'il a faim, froid ou soif, j'ai beaucoup de temps pour m'appitoyer sur mon sort. Me questionner sur le sens de la vie, la direction qu'elle prend, etc. Je vous entends ceux qui ont des enfants et qui se dise: bon regarde l'autre qui arrive avec ses faux problèmes, la vraie vie, elle ne sait pas c'est quoi. Et j'entends aussi les autres qui n'ont pas d'enfants et qui hochent peut-être la tête en se disant qu'eux aussi ont eu ce genre de réflexions.

J'en ai discuté avec plusieurs personnes, entre autre au bureau et chacun y va de sa petite histoire, sa tranche de vie. Pour un le changement de dizaine de la vingtaine a été le plus difficile, pour l'autre chaque tournant de décennie a été décisif.

Je pense que l'important c'est de prendre ça comme ça vient. Et de me consoler en me disant que je suis loin de la quarantaine.

dimanche 28 mars 2010

Up in the air the movie

Hier soir, j'ai loué un film dont j'avais entendu le plus grand bien. Les critiques l'ont pour la plupart adoré et les 6 nominations au Oscars avaient piqué ma curiosité, d'autant plus qu'entre vous et moi George Clooney se laisse facilement regarder durant deux heures.

Le film est bon et croyez moi on ne s'est pas ennuyé mais de là à recevoir 6 nominations il y a un pas que je ne franchirai pas. Le synopsis se décrit comme suit: un homme dont le travail consiste essentiellement à licencier des gens aux quatres coins de États-Unis. Il passe donc 90% de son temps dans les aéroports, les hôtels et les restos et son ambition la plus grande est d'atteindre 10 millions de miles American Airlines. Ça donne lieu à des situations cocasses car en plus il rencontre son équivalent féminin. Le tout pourrait être très drôle (on parle quand même ici d'une comédie!) mais le placement de produits est tellement lourd qu'on a l'impression d'assister à un méga infopub pour AA, Hilton, Chrysler et Hertz durant toute la première partie du film.

Je ne dis pas que c'est un mauvais film mais je crois que j'avais des attentes beaucoup trop élevées.

Lu et aimé prise 2

L'article de Bruno Blanchet de samedi dernier avait une belle petite pensée que je vous partage:

Vaut mieux être en retard dans cette vie-ci qu'en avance dans la prochaine.

lundi 15 mars 2010

Lu et aimé

Je matin je lisais ma vieille Presse du samedi et la chroniqueuse télé Louise Cousineau (la dame a la grosse voix de tabac et d'alcool:) y signait son dernier article après plus de 40 ans de loyaux services à ce quotidien.

Elle terminait son article comme suit: Ce n'est pas de travailler fort qui fatigue. C'est plutôt de travailler pour des imbéciles!
 
Bonne journée

dimanche 14 mars 2010

Petit samedi culturel et culinaire dans le Vieux-Montréal

Hier, mon samedi a été consacré à la découverte de deux restaurants dans le Vieux-Montréal.

Le premier sous les indications de ma mère qui était en visite en ville et qui voulait manger quelque chose dont la dernière fois remontait à 10 ans: des dims sums (traduction de dim sum trouvée sur internet: touche au coeur, cute non?). J'ai alors déniché un restaurant à l'aide du guide restos Voir et des plusieurs sites internet. La Maison Kam Fung un immense restaurant pouvant accueillir 260 personnes et qui était rempli à craquer hier vers l'heure du dîner. Nous avons même patienter environ 1/2 heure pour qu'une table se libère.

La salle est une représentation géographique de tous les pays du globe avec une grande concentration asiatique (on m'a toujours dit que c'était bon signe...). Nous n'avions même pas eu le temps d'enlever nos manteaux et déjà une charmante dame qui semblait être traînée par son chariot nous criait: Chow Mein????? Oui, oui, oui, on en veut, on a faim... 3 minutes plus tard déjà nous avions 3 petits plats qui se promenaient allègrement de mains en mains.

Il ne faut pas se raconter des menteries, la grande majorité (pour ne pas dire la totalité) des serveuses ne comprennent pas un traître mot français et permettez-moi également de douter qu'elles comprennent l'anglais mais c'est ce qui fait tout le charme de l'expérience.

La nourriture est une découverte à chaque fois car ne comprenant pas ce que l'on commande, on y va à l'oeil et ensuite on se fie aux papilles. Voici en gros ce que nous avons mangé: le fameux chow mein (mon plat préféré du repas), boulette de crevettes frites, dumplings aux crevettes, dumplings au porc, petits poissons entiers frits, des légumes verts (je crois bien que c'était des rapinis et ils étaient excellents), soupe won-ton, calmars frits, crevettes entières frites, riz collant et je crois que j'en oublie. C'est drôle mais on dirait qu'il y a seulement deux modes de cuisson: frit ou à la vapeur. Rien de grillé ou de sauté.

Je crois que c'est une expérience qu'il faut vivre au moins une fois dans sa vie (ou peut-être à tous les dix ans...), c'est impressionnant et amusant de voir tout ce monde travailler comme des fourmis. Le service par chariot pourrait aisément se faire en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre mais c'est le free-for-all et la désorganisation totale fait que 4 chariots de nourriture peuvent se retrouver coincés au coin d'une table.

(Je crois que mon papa aurait préféré un numéro 2 pour 2!)
Le coût total: 120$ pour 6 personnes ultra pleines, un litre de vin et une bière. Une aubaine!

Je vous laisse sur quelques photos en vrac:









... la suite du samedi.

Après que ma famille soit repartie, j'avais rendez-vous avec un couple d'amis pour aller flâner dans le Vieux et traîner en attendant l'heure du souper. Nous avons visité quelques galeries d'art et magasins attrape-touristes (mais ça c'est une autre histoire...) et nous avons décidé d'aller nous réchauffer aux Délices de l'érable sur St-Paul. J'ai pris une café latte ET une tire sur la neige (excellente) vraiment bonne, pas grumeleuse, pas full de neige, PAR-FAI-TE!!! Juste assez pour me sucrer le bec.

Par la suite, nous avions une réservation (un must) au premier service du resto le Garde-Manger du chef Chuck Hughes. Ce chef a une émission au canal anglais food network. Il a fait la courverture du guide restos Voir 2008. Il est reconnu pour ses tattoos et réputé pour sa cuisine. Son site internet ne fonctionne pas et son resto n'en a pas mais j'ai trouvé charmant son passage à Tout le monde en parle donc je vous mets le lien.

Le resto, situé au 408 St-François-Xavier 514.678.5044 (notez bien l'adresse car aucune pancarte ni affiche ne laisse présager qu'il se cache un restaurant derrière la porte!), est tout petit et le décor est un peu trash. Des chandeliers suspendus à l'envers au plafond, très gars, très foncé. Ambiance feutrée au départ qui s'est animée au fur et à mesure que les gens arrivaient.

Le plus important: la bouffe. Écoeurant... C'était sublime! et en voici les détails. Tout d'abord nous avons pris le cocktail du jour un mojito mangue et pêche. Un beau petit drink qui nous rappelle que l'été est à nos portes. Je dois vous informer que le Chef a la réputation de faire de la cuisine complètement disjonctée et ça paraît sur le menu. Pour les entrées: une poutine au homard servie dans une casserole en fonte orange. Wow, chaque bouchée était incroyable. Les effluves de homard parfaitement présente même quand la bouchée n'en contenait pas. Des accras de morue parfaitement croquantes, très salées (trop?) et pétoncle immense sur lit de pomme de terre. Conseil: ne prenez pas la poutine en entrée pour une seule personne vous mourriez d'une crise de foie avant de l'avoir terminée... Voici les photos:







Pour les plats principaux, nous avons difficilement arrêté nos choix sur ces trois plats. Shortribs de boeuf avec légumes caramélisés. Le boeuf se défaisait à la cuillère et la sauce BBQ maison qui l'accompagnait débordait d'oignons confits. Les légumes étaient rôtis et bien enrobés de beurre.

L'autre plat, une poêlée de pétoncles au bacon et salade de crabe froide. Excellent, divin, que dire de plus. Et le dernier plat et non le moindre (attention coeurs sensibles s'abstenir!!!) Magret de canard avec foie gras et mac and cheese (fromage auquel du foie gras a été ajouté pour encore plus d'onctuosité comme s'il en avait besoin). Alors là, le summum. Je ne crois pas que l'on puisse faire un plat plus riche. Ma copine Sonia a pris une bouchée où se tenaient les trois ingrédients en équilibre et je pense bien que ce matin elle est encore sous le charme. Un sacrilège s'il en est un est que nous n'avons pas été capable de finir nos assiettes... Deux pétoncles au moins se sont retrouvés à la poubelle car nous étions incapables d'avaler quoi que ce soit de plus. Il y a longtemps que je n'avais pas autant mangé dans un resto. Pour vous mettre en appétit:






Évidemment, la qualité et la quantité et il faut bien le dire le "standing" et l'endroit ont un prix alors sortez vos bidous car ce n'est pas donné du tout mais je crois bien que ça vaut le coup. Au moins une fois!

samedi 6 mars 2010

Réflexions de la journée

Voici quelques réflexions de ma journée:

Quand il fait 8 degrés celsius en septembre, y fait frette on gèle et quand il fait 8 degrés celsius en mars, on se peut pus... Comme quoi tout est une question de perspective dans la vie.

Et entendu ce midi (et disons qu'elle était très bien placée):
La loi est faite pour être appliquée avec discernement et jugement, ceux qui n'en ont pas l'applique à la lettre.

Bon week-end!

mardi 2 mars 2010

À méditer

Entendu la semaine dernière:

Une médaille n'est jamais assez mince pour n'avoir qu'un seul côté.