lundi 13 décembre 2010

Marché de Noël de Joliette

Au centre-ville de Joliette se tient présentement la quatrième édition du marché de noël. Tout d'abord à l'arrivée c'est l'odeur qui s'empare de nous en premier. Des effluves de feux de bois nous chatouillent les narines bien avant que nous puissions voir quoi que ce soit. Hummm! cette odeur me rappelle mon enfance. Maintenant les foyers sont souvent au gaz et le petit plus olfactif n'est pas de la partie ce que je trouve décevant. Ensuite, l'ouïe est sollicitée. Une ritournelle bien connue, ou seulement quelques notes qui tranquillement commencent à faire leur chemin jusqu'à nous.

Dès qu'on met les pieds au coeur du marché c'est la vue qui est réclamée de toute part, des lumières, des couleurs, des décorations, des produits, des costumes. Wow! une orgie pour les yeux.

Plus d'une vingtaine d'exposants la plupart producteurs de produits locaux ont chacun une petite cabane savamment décorée qui montre à tous les produits de noël destinés à la vente (idée parfaite du cadeau d'hôtesse dont on a tant besoin à cette période de l'année!).


Maintenant place aux découvertes:

La cannebergière Coutu avait un pain de savon incroyable et 1001 produits à base de canneberges, dont marmelade et gelée. Quand on sait que ce petit fruit bien de chez nous est rempli d'antioxydant pourquoi s'en passer?


La Courgerie les trouvailles de Potiron située à Ste-Élizabeth offrait quand à elle plusieurs produits maison tel que la relish, la relish d'hiver (composée de courge d'automne), ainsi que ce magnifique "pot cadeau" tout étagé, contenant les ingrédients secs de biscuits à la courge. Il ne reste plus qu'à la personne qui le reçoit à ajouter oeufs, lait et purée de courge et le tour est joué. La recette est bien identifiée sur une étiquette collée à l'endos de la jarre.



La Guilde du pain d'épices un organisme à but non lucratif avait confectionné d'immenses gâteaux qu'ils vendaient par portion au bénéfice des enfants. Quelle est la mission de La Guilde? Selon leur site internet c'est de prôner l'alphabétisation et l'éducation de qualité pour tous les enfants. Raison de plus pour se bourrer la fraise dans leur gâteau bien sucré!



Et finalement, mon kisoque préféré celui de Méchant Mix. Cette entreprise québécoise que j'avais connue au Festival de la bière de Chambly cet été se spécialise dans les épices et les vinaigrettes. En marche depuis à peine deux ans elle offre sept compositions d'épices toutes meilleures les une que les autres (dont j'avais parlé sur mon blog il y a quelques jours) et cinq vinaigrettes excellentes qui peuvent également servir de marinades. Maintenant distribué à travers tout le Québec (pratique quand on reste à Rimouski ou à Baie-Comeau), on peut dire que les propriétaires ont vraiment le sens des affaires. En plus de leur goût et odeur leur "packaging" est très contemporain et attrayant.



Voilà, c'est comme ça que j'ai vu et vécu ma première expérience de marché de noël, évidemment je passe sous silence plusieurs autres producteurs digne de mention. Mais je vous invite à en profiter, vous avez encore jusqu'au 23 décembre pour vous y rendre et c'est une belle façon de découvrir la région de Lanaudière.

vendredi 10 décembre 2010

Parlons Épices avec Méchant Mix !

Méchant Mix est une nouvelle compagnie qui roule sa bosse depuis moins de deux ans et qui est déjà en train de s'imposer comme un leader dans le merveilleux monde des épices au Québec. Établie à Terrebonne, les produits sont distribués à travers la province et ils ont même 4 points de vente dans la province voisine de l'Ontario. C'est tout un exploit quand on sait que la compagnie est partie de zéro au printemps 2009.

Leur mise en marché est très ludique ayant comme logo un monsieur avec un grand nez qui me fait personnellement penser à un maître d'hôtel français. Les couleurs sont flamboyantes et encore plus dès qu'on dévisse les pots en verre.

Voici de quoi ces petits pots ont l'air:



Et quand on les ouvre ça ressemble à ceci:

Je vais vous les décrire en partant du haut. L'oranger est un sel d'orange et de coriandre, parfait pour le poulet, les poissons et pourquoi pas être audacieux et l'essayer avec des pâtes aux tomates? À sa droite Le Malabar est un mélange de poivre entier et d'herbes séchées, c'est le temps de sortir votre beau mortier et son pilon qui accumulent la poussière sur le comptoir :) À trois heures Baie Rose un concassé de poivre rose ça sent les fruits, le piquant, le mordant et c'est superbe sur un poisson blanc. Suivi de Peau Rouge une poudre de piment Chipotle fumé, TRÈS fumé et assez relevé. Pour les connaisseurs. Le cinquième (et mon préféré) le Cari-Coco, un heureux mélange de cari et de noix de coco râpé. L'intensité est bonne mais c'est côté versatile que j'aime le plus: je l'utilise avec tout et n'importe quoi. Mélangez-le avec une cuillère à soupe d'huile d'olive et vous vous retrouvez avec une préparation à frotter sur du poulet. Ajoutez-le à l'eau de cuisson d'un riz basmati. Tout est bon. Il n'a de limite que votre imagination. Le Jardin de Florence est le mélange classique d'herbes de Provence et pour finir au milieu de cette fleur Le Neptune, un sel au citron-lime et herbes de Provence.
Ils ont également des vinaigrettes (je crois que c'est quatre saveurs pour la collection régulière et un peu plus durant l'été) qui peuvent aussi servir de marinades mais je ne me les suis pas encore procurées. Parlant d'achat, les prix sont parfaitement raisonnables pour la qualité, ce n'est pas trop dispendieux.
Je vous invite à les essayer et à m'en donner des nouvelles!

mercredi 8 décembre 2010

sEb l'artisan culinaire

Depuis plusieurs mois j'entendais parlé de sEb. On disait de lui qu'il est un artisan culinaire. Première vérification le Larousse. Artisan: Travailleur indépendant, qui justifie d'une qualification professionnelle et d'une immatriculation au répertoire des métiers pour l'exercice, à son propre compte, d'une activité manuelle ou personne qui pratique un métier manuel selon des normes traditionnelles. Je dois avouer d'emblée que les deux définitions lui collent parfaitement à la peau.

sEb l'artisan culinaire nom du restaurant situé sur la rue Saint-Georges dans la belle région de Mont-Tremblant secteur St-Jovite est ouvert depuis cinq ans maintenant. Avec une réputation bien établie dans le coin et fort de ses nombreux prix remportés (dont la première place au Combat des Toques en 2010), le jeune chef Sébastien Houle mène de main de maître une cuisine raffinée et élégante. Il a fait ses classes au restaurant Area de Montréal et après avoir vogué (sans blague il a été chef privé sur des voiliers plusieurs années) et voyagé autour du monde, il a désormais pignon sur rue. Mes parents, mon chum et moi avions une réservation samedi soir.




Ambiance chaleureuse et service courtois. Notre serveur a semblé se détendre au fur et à mesure que la soirée avançait. Il voyait bien que nous étions intéressés et posions des questions sur le chef et sa cuisine.

Assez de placotage, vous voulez sûrement savoir ce que nous avons mangé. Tout d'abord deux d'entre nous ont eu droit à une mise-en bouche de salade de calmars et champignons à l'asiatique et les deux autres un pâté à la viande inversé (pour ne pas dire une tourtière...) la viande était à l'intérieur d'une boule de pâte servi avec un ketchup aux fruits maison.

Mon entrée des crevettes rouge d’Argentine à la vanille servies ouvertes dans leurs carapaces sur une purée de topinambour. Toute en finesse et en délicatesse.



Mon père avait une huître géante frite en tempura (mais alors là vraiment géante: quand on est obligé de la couper et de la manger en 3 ou 4 bouchées...) Mon chum n'étant pas un friand d'huître, le chef l'a remplacée par le tataki de canard bio fumé, olive verte frite, espuma d’olive et copeaux de parmesan. L'espuma est une sorte de mousse montée au siphon et le mariage entre le côté vinaigré de l'olive et la douceur du canard était parfait.



Ma mère avait une très copieuse entrée de poutine de légumes rôtis (panais, pommes de terre, oignons, chou de Savoie) et émulsion de foie gras. Divin! Nous n'avons eu d'autre choix que de tremper notre pain dans sa sauce pour ne pas gaspiller une goutte.


Pour continuer dans la même veine elle a choisi le pot-au-feu revisité en plat principal. Short ribs de boeuf, os à moelle, queue de bœuf et légumes d’hiver. Elle en a laissé un peu car sa portion additionnée de la poutine... Disons qu'elle était pleine.




Mon plat, probablement le plus surprenant de tous le collier d’agneau braisé. Littéralement une tranche de cou. (Bon je sais ça fait drôle dit de même et c'est une partie de l'animal qui peut rebuter certaines personne mais...) C'était SU-BLI-ME, très savoureux, pas de goût de laine typique à l'agneau bien souvent. Une purée de panais à la cardamome et des haricots verts extra fins venaient compléter l'assiette.


Les hommes ont choisi le poisson du jour qui consistait en un pavé de Mérou sur lit de risotto au safran et aux petits pois verts.


Les deux desserts (mousse au chocolat, petits fruits à l'alcool et tartelette au chocolat 70%, clémentine) étaient eux aussi dignes des plus grands. On voit bien que le chef a travaillé sa carte jusque dans les moindres détails et qu'il a porté une attention pour la dernière partie du repas.


Je suis convaincue que sEb l'artisan culinaire est là pour rester et il a su s'imposer parmi les grands joueurs de ce coin de pays. Je lui souhaite une bonne continuation et serai de retour cet été pour la formule tapas!

lundi 6 décembre 2010

Cuisine de Turquie chez Su

Je crois bien que vous l'avez remarqué: j'aime essayer de nouveaux restos (son de criquet et de vent qui roule une balle de foin...) Haha! :)

J'en ai tenté un autre cette semaine. Un resto situé hors du circuit habituel. En fait hors de MON circuit, car Verdun est un endroit que ne m'est pas du tout familier mais je sais qu'il commence à y avoir plusieurs petits bijoux. L'adresse que je vous propose aujourd'hui est le restaurant Su qui offre une cuisine turque. Probablement que comme moi vous êtes des profanes en matière de gastronomie turque, laissez-moi vous éclairer un peu.

Les mézès sont à la Turquie ce que les tapas sont à l'Espagne. Une quantité de petits plats à partager et à grignoter. À la fois chauds ou froids, végés ou carnivores. Dans le menu du Su, vous pouvez en trouver plus d'une vingtaine de variétés différentes (en plus de la dizaine de plats principaux -et on m'a dit le plus grand bien des raviolis-). Mais nous étions là pour les mézès alors nous en avons choisi 7 ce qui a constitué un excellent repas pour deux.

Sur la première photo en haut à gauche vous avez le Yogurtlu patlican ezme: un caviar d'aubergine au yogourt à l’ail et l’huile d’olive. C'est le plat que j'ai trouvé le moins intéressant, côté texture c'était pratiquement inexistant et côté goût je trouvais qu'il manquait d'assaisonnement. Suivi juste à côté du Kirmizi biberli ezme: un mézè de poivrons rouge grillés, Grenoble et herbes. Ah celui-là: extrêmement bon avec la noix croquante et la superbe couleur. Les feuilles de vigne farcies avec riz, pignons, raisins de Corinthe et menthe n'ont pas fait long feu dans l'assiette et tout en haut à droite vous avez quatres belles boulettes de lentilles rouges. Boulettes qui agrémentées du citron frais avaient une saveur toute délicate et fraîche.


Les entrées chaudes sont arrivées après quelques minutes. Le Sigara boregi s'est avéré un choix judicieux. Trois rouleaux de pâte turque (semblable à la pâte phyllo) farcis au fromage blanc et herbes. Bien salé et bien croustillant.


Ensuite piquant à souhait le Sucuk: saucissons turc au boeuf épicé, gratinés au four. Miam! J'aime aussi beaucoup la nouvelle mode de d'utiliser des plats de cuisson version mini pour la présentation, les petites cocottes et autres entrent dans cette catégorie.

Et le meilleur de tous: de belles boulettes de boulgour farcies aux boeuf, noix et herbes.

C'était une suprise en croquant dedans: une véritable explosion de saveur. On aurait dit un Ferrero Rocher version boeuf.

En final, pas de dessert mais un thé turc bien tassé. Et encore un autre beau souper réussi!