vendredi 30 décembre 2011

La cuisine laotienne

Pendant que vous êtes probablement encore en train de digérer la dinde et le ragoût que vous vous êtes envoyés durant le temps des fêtes, je veux vous parler de cuisine laotienne. Bien que dans la majorité des restaurants où se regroupent les touristes on trouve de tout pour tous les goûts la cuisine du Laos est un peu différente de celle de ses voisins. Évidemment, vous pouvez retrouver de la nourriture thaï ou cambodgienne et même vietnamienne mais les Laotiens font les choses un peu différemment.

Tout d'abord le "sticky rice", aussi appelé le riz gluant est l'élément numéro un et la base de la nourriture de tous les Laotiens. Ils en mangent le matin, le midi et le soir. Souvent accompagné seulement d'une viande grillée. Dans les transports en commun on peut facilement voir une famille se déplacer avec un contenant en bambou contenant leur riz pour la journée.

Voici comment il est cuit:



Après l'avoir fait tremper toute une nuit et lavé plusieurs fois, ils le versent dans un panier en bambou en forme de cône et il le font cuire exclusivement à la vapeur. Une fois prêt, il est collant (d'où son nom) mais pas "fouerreux!" c'est très important. Ils en prennent une petite part et le façonne en forme de boulettes avec leur main. Hop! ils se l'envoient derrière la cravate tel quel ou en le plongeant dans une trempette assez consistante.



La trempette ne doit pas être trop liquide car la petite boule se décomposerait alors et il est considéré comme mauvaise manière de laisser des grains derrière soi ou d'en avoir collé sur les doigts. Tenez vous le pour dit! :-) Nous avons resuivi un cours de cuisine cette semaine, c'est donc pour cette raison que j'ai tant d'informations à vous transmettre.

Au resto un midi, j'avais commandé une assiette avec 4 trempettes différentes, vous dire que je me suis régalée...



Ils font une version sucrée du riz gluant (une peu différente puisqu'elle se mange à la cuillère) avec des fruits et du lait de coco. C'est succulent.

Autre chose: des bâtons de citronnelle farcis au poulet, coriandre et feuilles de lime kaffir. Un formidable amuse-bouche (mais qui m'a appris à sacrer durant le cours de cuisine!). Au Québec on peut remplacer la citronnelle par des fleurs de courgette. J'ai déjà hâte à l'été!



Parmi les meilleures assiettes que j'ai mangées durant mes trois semaines au Laos, il y a un sauté de poulet à la citronnelle, aux jeunes pousses de bambou et aux champignons. C'était magique en bouche et c'est bien tombé car nous étions le 24 décembre au soir. Et: J'AI LA RECETTE! Ça devrait suivre pour vous au retour. (Ça a peut-être l'air grossier comme ça sur la photo mais je vous dis c'était super!)



Ce même soir, le dessert était un gâteau à la citrouille cuit vapeur servi avec un sirop de sucre de palme et de la noix de coco fraîchement râpée. Sublime.



Au final, je pensais ne trouver aucune particularité à la cuisine laotienne mais je m'étais royalement trompée. Il s'agissait seulement de regarder un peu plus loin que le bout de mon nez et de changer un peu des plats que je prends habituellement. Ça m'a bien servi!

dimanche 25 décembre 2011

Le Cambodge c'est d'abord sa nourriture!!

À peine plus d'une semaine que je suis partie du Cambodge au profit du Laos et déjà j'ai presque hâte (presque j'ai dit!) de retourner chez moi pour pouvoir cuisiner moi-même ces délices asiatiques. Je me suis expédiée un livre de recettes cambodgiennes via amazon, il m'attend donc sagement à la maison. J'ai également commandé un livre de cuisine vietnamienne et un autre des "meilleures recette de l'Asie du Sud-Est au grand complet"... Disons que je me suis un peu emballée et que je me suis offert un cadeau de noël à moi de moi! (Parce que ça ne paraît pas comme ça mais j'achète rarement des livres culinaires, en tout cas pas de façon aussi compulsive).

J'ai mangé comme une reine à pratiquement tous les repas durant les trois semaines passées ici. Voici quelques classiques que j'ai pu tester et que je compte bien reprendre lorsque ce blog reprendra du service de façon plus régulière.


Une assiette de crevettes géantes au poivre vert frais. J'ai d'ailleurs très hâte d'aller dans une épicerie asiatique pour voir sous quelle forme ils vendent ce dernier au Québec. Je crois qu'il est saumuré si ma mémoire est bonne mais je ne l'ai jamais cuisiné. Si vous êtes au courant ne vous gênez pas pour me l'écrire.


Ils sont également maîtres dans l'art de concocter les meilleurs caris au lait de coco. Végé, poulet, boeuf, au cari de toutes les couleurs, jaune, rouge, vert. Toujours très bon. À Montréal, le restaurant Thaïlande en fait d'aussi bon (je sais que je parle du Cambodge et que je vous dis d'aller chez Thaïlande mais ils y sont sublimes!). Pas très complexe à réaliser à la maison non plus, je crois que ça deviendra un classique chez moi, il s'agit que je ne regarde pas sur le côté de la boîte de lait de coco les informations nutritionnelles (parce que côté gras: ouch!).


Les deux prochains plats sont des spécialités cambodgiennes, celui ci-dessus, le boeuf lok lak (s'écrit également loc lac). Il s'agit de boeuf servi sur des feuilles de laitue, des tranches d'oignon cru et des tranches de tomates (cachées sur la photo) accompagné d'une sauce au poivre noir très relevée. Ça se mange froid, chaud ou tiède et c'est divin. J'en ai mangé plus d'une fois lors de mon séjour et comme la sauce à spagat (!) québécoise chaque resto a sa recette unique. Ici la sauce est un peu comme un "gravy" mais je l'ai vu avec seulement du poivre, des épices auxquels on presse du jus de lime frais.


Aussi très typique, le poisson amok qui peut être tout aussi bien préparé avec du tofu ou du poulet. C'est une sauce au lait de coco mais plus épaisse que dans les caris et qui contient moins de légumes. Servi dans une feuille de bananier pour plus d'authenticité. J'ai bien l'intention de manger plus de poisson en 2012 (résolution pour la semaine prochaine...) je vais donc essayer cette recette avec du pangasius qui selon moi sera parfait car il est assez ferme.

Voilà c'est déjà un bon début. À suivre en mars ou quelque chose comme ça. On se reparle en 2012 car je ne pense pas republier d'ici là!

Bon appétit et profitez du temps de fêtes pour vous régaler!

mercredi 21 décembre 2011

Cours de cuisine cambodgienne

Certains le savent déjà mais mon chum et moi avons assisté à un cours de cuisine cambodgienne cette semaine. Plusieurs restaurants et hôtels rivalisent d'originalité pour nous convaincre de suivre leur cours et nous sommes super bien tombé. Le cadre était fantastique, quasiment dans une forêt de bambous.

Le principe est simple, on cuisine 3 plats (entrée, plat, dessert) durant l'avant-midi et sur l'heure du lunch on mange le résultat de notre labeur(!).

Je vous offre en prime une recette que vous pouvez facilement refaire à la maison. C'est une salade de mangue verte et poulet mais vous pouvez remplacer la mangue verte par deux pommes vertes!

 Salade de mangue verte et poulet
rendement: 1 plat ou 2 entrées

1 mangue verte en juliennes
1/2 poitrine de poulet cuit en languettes
1 carotte en juliennes
1 tomate italienne en juliennes
Jus de lime au goût
Sauce de poisson (nuoc mam) au goût
Basilic et coriandre hachés grossièrement
1 grosse cuillère de sucre de canne (ou miel ou sirop d'érable)
2-3 cuillères à soupe arachide grillée
1 gousse d'ail en tranches fines
1/2 échalote française hachée finement

Pour la préparation c'est assez simple, une fois tous vos ingrédients parés selon les recommandations (le plus long étant les juliennes), verser dans un bol le sucre ou le miel ainsi que le jus de lime et la sauce de poisson. Mélanger. Ajouter l'ail et l'échalote. Ajouter le reste des ingrédients et touiller pour que le tout soit bien enrobé. Servir immédiatement si vous voulez conserver le croquant des arachides. L'idéal c'est d'avoir un beau mélange sucré-salé (sauce poisson)-acide (lime).

Résultat final!


 Dégustez idéalement dans ce cadre mais s'il n'est pas disponible chez vous ça va aussi!

lundi 14 novembre 2011

Goûtez le Vietnam

Le Vietnam est reconnu pour de multiples choses dont ses temples, ses paysages époustouflants, le sourire contagieux de sa population. Il est également très connu pour la guerre qu'il a livré aux Américains. Mais vous vous doutez bien que ce n'est pas de ça dont je veux vous parler aujourd'hui. Je veux vous parler de sa cuisine, bien évidemment. Elle est sublime. Tout en douceur autant qu'en piment, elle est rafraîchissante et réconfortante. J'adore.

Un des plats que j'ai mangé est le suivant. Il s'appelle Bun Bo Nam Bo en Vietamien. C'est grosso modo un plat de vermicelles de riz servi dans un gros bol avec une panoplie d'herbes fraîches (coriandre, menthe, basilic et j'en passe) auquel on ajoute des fèves germées, des arachides moulues, du boeuf, des marinades salées de mangue et des tranches fines d'oignons frit pour le croquant. C'était un gros WOW. Quelques gouttes de bouillon accompagnent les nouilles mais on est loin d'une soupe.



La ville d'Hanoi peut facilement recevoir un titre gastronomique car plusieurs restos haut de gamme sont bien implantés. Quand je dis haut de gamme on s'entend que les prix sont tout de même dérisoires si on compare à Montréal. Nous avons essayé le Green Mango où j'ai eu le bonheur de prendre un risotto au cari et une poitrine de poulet fondante, le tout arrosé d'une huile au basilic. J'en rêve encore.


Aussi surprenant que cela puisse paraître on nous a servi ce plat de frites en nous le présentant comme des "vietnamese fries". C'était des frites normales mais eux les considère comme un plat local. Ça faisait longtemps que j'en avais pas mangé et elles étaient très bonnes.


Nous avons fait une petite croisière de deux nuits sur la baie d'Halong et sur le bateau on nous a servi des crab cakes délicieux directement dans la carapace évidée des crabes. Excellente idée de présentation et on avait pris le soin d'enlever les yeux... :-)



Vision de rêve...


Pour tout le monde au Québec les rouleaux impériaux (frit) n'ont plus besoin de présentation. Pas plus que les rouleaux de printemps (frais). Ici, on ne fait pas de différence saisonnière dans la façon de les écrire au menu. Les deux sont des "spring rolls", on vous spécifie seulement s'ils sont frit ou frais. Que vous optiez pour l'un ou l'autre sachez que vous ne serez pas déçus, mais mon chum et moi avons découvert un mini restaurant (parmi tant d'autres) à Hanoi. La dame que vous voyez sur la prochaine photo faisait les MEILLEURS spring rolls que j'ai mangé de toute ma vie!!!




Les voici, pas plus gros qu'un pouce et fraîchement sortis de l'huile en ébullition. Je ne sais pas ce qu'elle mettait à l'intérieur mais ils avaient un léger goût citronné extraordinaire. Pas étonnant que nous y sommes retournés 4 fois durant notre séjour de 5 jours!!!! 

 

Le Vietnam est aussi spécialisé dans le café glacé. Mais attention ici on ne parle pas du truc infecte qu'on vous sert chez Tim Horton's. En fait, il s'agit d'un café fort auquel les Vietnamiens ajoutent (ou non) du lait condensé sucré sirupeux au maximum et qui se retrouve dans le fond du verre. Vous devez mélanger le tout avant de déguster assis directement dans la rue sur un petit banc. Pour moins d'un dollar en plus.


Si tout ça (et bien plus à venir encore car j'y suis pour au moins 2 semaines) ne vous donne pas envie d'aller visiter ce coin de la planète, au moins réservez vous une place dans un petit resto viet pour le week-end prochain!


samedi 29 octobre 2011

La Chine

Un mois sans rien avoir écrit sur Blablabla... mais il faut dire que j'entretiens beaucoup mon autre blog car je suis en voyage! J'en avais parlé mais là c'est vrai! Depuis trois semaines, je roule ma bosse en Chine avec mon chum. Nous avons déjà visité Pékin, Xi'an, Chengdu et nous sommes présentement à Shanghai. Vous pouvez bien vous imaginer que j'ai mangé mille et un trucs vraiment extraordinaires. Je voulais vous présenter les plats que j'ai le plus aimé jusqu'à maintenant.

Premièrement, le canard laqué de Pékin....à Pékin. J'avais trouvé les meilleures adresses pour manger ce fameux canard sur le site de Lonely Planet. Le resto s'appelait Bianyifang. Il est situé au troisième étage d'un centre commercial tellement grand qu'on peut s'y perdre facilement une journée. Nous n'avons failli jamais le trouvé. Une fois sur place nous commandons un demi-canard. On le découpe devant vous (ou à proximité de votre table). La serveuse est venue nous glisser un: "c'est votre canard" lorsqu'il est arrivé.

 La peau était d'une couleur assez foncée et était parfaitement croustillante. La chair tendre et juteuse. C'était vraiment divin. Servi avec une sauce aux prunes et des juliennes de concombres (qui apportaient une fraïcheur et un croustillant), on roulait nous-même le tout dans de petites crêpes chaudes. Un pur délice. Le seul problème, c'est que j'avais attendu la veille de partir de Pékin pour y goûter et que je n'ai pas pu retourner à ce resto une deuxième fois. J'espère de tout mon coeur de retrouver ce goût si parfait à Montréal à mon retour et je compte bien tenter de trouver LA meilleure place en ville. Si vous avez des suggestions n'hésitez pas. Si jamais vous en veniez à passer par Pékin alors l'adresse est 5 Chonwenmenwai Daije 3ième étage du New World Shopping Mall.





J'ai aussi fait une virée d'un week-end dans l'ouest du Sichuan, dans une ville à très forte concentration tibétaine. Kangding est située à 2600 mètres d'altitude. Les restaurants ne sont pas super dans le coin, mais nous avons trouvé un resto tibétain servant de la viande de yak. Le yak est l'équivalent (à peu près on s'entend) d'une vache à poils longs, qui a des cornes. Nous avons choisi le plat vedette du resto: la casserole de yak, pomme de terre et pain tibétain. Le plat de fonte était brûlant et son contenu grésillait de plaisir. Des tranches épaisses de pommes de terre caramélisaient au fond, la viande était apposée par-dessus avec quelques légumes dont des poireaux fondants et le pain tibétain (espèce de crêpe) chapeautait le tout. La viande était bonne (pas de goût distinctif). Les épices (dont l'engourdissant poivre de sichuan) jouaient un rôle prédominant. Le tout était parfaitement réconfortant après avoir passé la journée à geler dehors.

Casserole de yak

Autre chose également les dumplings de Sanghai. Ils sont excellents. Bourrés de viande de porc ils explosent littéralement en bouche lorsqu'on croque. Le jus de cuisson brûlant se répand dans votre bouche et miam! Ceux aux légumes (shitake et bokchoy) ne sont pas mal non plus.

Haut: avant la cuisson
Bas: dans mon assiette
Et côté sucré, le pays regorge de petites pâtisseries toutes plus alléchantes les unes que les autres. L'odeur de la pâte qui cuit peut vous séduire à des mille à la ronde. Mais nous avons trouvé un endroit spécialisé dans les mochis. Ce sont des pâtisseries japonaises à base de riz gluant. Formée en petite boule bien ronde on doit laisser la chose reprendre la température de la pièce avant de la consommer (un peu comme un macaron français). Elle se décline en multiples saveurs. J'ai goûté au chocolat noir. Intéressant mais assez surprenant à la première bouchée. C'est très collant.









mercredi 28 septembre 2011

Faites du bruit pour le Boucan!!!

Bon je vous arrête tout de suite! Ceux qui connaissent le nom du Boucan savent bien que c'est pour le gril servant à fumer la viande mais je trouvais que ça faisait aussi vacarme et tapage. Et j'avais aussi un peu l'intonation du gars qui anime dans les bars de Saint-Jérôme (à défaut de faire de la radio à CKOI) et qui crie: FAITES DU BRUIT!!! Vous me suivez maintenant?

Revenons à la base. Un reportage à l'émission L'épicerie l'hiver dernier. La viande la plus populaire ces temps-ci sur le menu montréalais; j'ai nommé le pulled pork. Quelques rendez-vous manqués (!). Je me suis finalement rendue au Boucan dans l'ouest de l'île la semaine dernière.

Cette fois c'était la bonne.

L'endroit est assez petit et nous étions assis près de la cuisine d'où sortait les plats plus appétissants les uns que les autres. D'entrée de jeu, je dois dire que c'est une bouffe de gars (ce qui n'empêche pas du tout les madames de l'apprécier au contraire). Un menu très court avec de la viande, de la viande et oh encore de la viande! Il y avait bien du saumon à la carte mais je crois que c'est seulement pour déculpabiliser le chef! Voyons ce que nous avons mangé:

En entrée, notre amie Marie-Ève a choisi les crevettes à la cajun. Trois immenses crustacés accompagnés d'une sauce BBQ vraiment bonne selon ses dires.



Le choix de Fred: des nachos garnis de pulled pork. Une assiette assez grosse pour que moi je la considère comme un repas en tant que tel.



Mon chum et moi avons été plus raisonnables (!?!) en ne prenant qu'une entrée à deux. Le mac'n'cheese (ouin pas sûr que c'est si raisonnable finalement). En tout cas c'était divinement bon. Le moelleux des pâtes et le croustillant du gratin, agréable duel en bouche. De fines tranches d'oignon vert dont on sentait encore la crudité amenait un élément très intéressant.



Pour les plats principaux, cinq accompagnements s'offrent à vous. Les frites et la salade de chou maison que vous pouvez voir ici en compagnie des côtes levées tout en sauce. Sinon, la salade de pommes de terre froide ou la salade verte.


Le dernier accompagnement est le maïs au fromage dans l'assiette ci-dessous. On aurait dit une chaudrée mais beaucoup plus épaisse et bien piquante. Intéressant. Mon chum s'est laissé tenter par la guédille au pulled pork. Pour ceux qui ne connaissent pas cette cuisson voici ce que j'en ai retenu. C'est l'épaule de porc entière qui est marinée avec un mélange d'épices (tenues secrètes ou non) et qui est cuite ou fumée pendant de longues heures. Lorsqu'elle est prête, la viande est retirée du four et elle s'effiloche à la fourchette, elle est ensuite agrémentée d'une sauce BBQ. C'est le summum de la bouffe réconfort. L'assiette était vraiment bonne. Seul hic, le pain à hot-dog mouillé à cause de la sauce.


Mon plat (dont la photo ne méritait pas une publication) se nommait: five napkins burger. Ça s'annonçait coulant... Ça l'était. Pas une mais bien DEUX boulettes de viande, de la sauce BBQ maison, des cornichons, alouette! À première vue je me suis dit que je ne finirais pas l'assiette. Erreur, j'ai tout englouti!

Pour le reste du menu, la poutine avait l'air vraiment unique étant elle aussi agrémenté de porc effiloché. Et si vous êtes amateurs du genre, le dessert le plus intriguant de la carte: des brownies au bacon...

La nourriture et le restaurant ont beau être un peu rudes en apparence, leur force se retrouve dans de petits détails. Par exemple: en fin de soirée, une serveuse s'est installée au bar et a essuyé à la main chaque ustensiles qui sortaient du lave-vaisselle. Des taches d'eau on s'en fout chez nous mais au resto on n'en veut pas... Je trouvais que ça démontrait un certain respect pour la clientèle et un souci particulier qu'on ne retrouve pas à la cantine X.

Le boucan
1886 Notre-Dame Ouest
Montréal
514-439-4555
www.leboucan.com (message aux disciples d'Apple le site est en flash seulement)

lundi 26 septembre 2011

BBQc est né!

BBQc est né pour reprendre les mots de la fondatrice du groupe elle-même Andréa.

**Le logo est de Véronique Lafortune**



BBQc (pour Blogues Bouffe Québec) c'est un regroupement de blogeurs bouffe de Montréal et du Québec. La page Facebook a déjà été créée (je vous invite à aller "l'aimer" tout de suite!). C'est à cet endroit que tous les blogueurs qui parlent de bouffe (critique restos, recettes, évènements, lancement de livre de recettes, etc) publieront. Vous serez au courant de tout ce qui se déroule sur la scène culinaire. Je suis super contente que ça sorte enfin! :-)

Un site internet bien à nous est prévu pour bientôt!

Vous pouvez également suivre sur Twitter @BlogBouffe et le mot-clic #BBQc


dimanche 25 septembre 2011

Jarrets d'agneau braisés à la moutarde

Ça fait bien longtemps que je n'ai pas publié de recette. On dirait qu'en fin d'été j'ai perdu un peu d'intérêt pour la cuisine et comme je devais seulement vider le contenu de mon congélo rien n'était assez inspirant pour mériter une place ici.

 Hier je me suis réveillée avec un goût bien précis dans la bouche: celui d'un jarret d'agneau qui cuit des heures et qui parfume tout. Ça tombait extrêmement bien, Ricardo venait d'en publier une nouvelle recette dans son magazine "10ième anniversaire". L'agneau est une viande un peu plus dispendieuse que le boeuf et le poulet mais tellement savoureuse que parfois je me paie la traite comme on dit! Les jarrets que j'ai acheté hier se détaillaient à 7-8$ pièce. Par contre, vous êtes mieux de les cuisiner chez vous si votre budget est un peu serré car les restaurateurs vous les vendrons à 25-30$ l'assiette.


Jarrets d'agneau braisés à la moutarde
Pour confectionner ce plat vous aurez besoin:

4 jarrets d'agneau (Ricardo disait 6 mais 4 c'est amplement pour la quantité de sauce)
1/4 tasse de beurre
2 c. à thé de graines de moutarde
2 carottes en dés
1 oignon haché
1 branche de céleri en dés (j'ai pris du fenouil car je n'avais pas de céleri)
1 c. à soupe de farine
2 c. à soupe de moutarde de Dijon
1 tasse de vin blanc
1 tasse de bouillon de poulet
Sel, poivre

Préchauffer le four à 350 degrés.

Dans une grande cocotte, dorer les jarrets dans la moitié du beurre. Ajouter les graines de moutarde et cuire deux minutes supplémentaires. Réserver dans une assiette.

Dans la même cocotte, faire revenir les légumes dans le reste du beurre, saler et poivrer. Saupoudrer la farine et la moutarde de Dijon. Bien mélanger et déglacer avec le vin. Porter à ébullition en remuant. Ajouter le bouillon de poulet. Remettre la viande et amener à ébullition de nouveau.

Couvrir et cuire au four 2 heures. Ensuite découvrir et continuer la cuisson environ 1 heure jusqu'à ce que la viande se détache de l'os à la fourchette. Ricardo recommandait de tourner les jarrets durant cette heure là chose que je n'ai pas faite.

Si votre sauce n'est pas assez sirupeuse à la fin des trois heures de cuisson, retirer les jarrets et faites réduire quelques minutes. La mienne était vraiment très concentrée sans cette étape.

Servir sur une purée de pommes de terre et d'un légume vert (moi en l’occurrence des choux de Bruxelles sautés).

mardi 20 septembre 2011

Des mezzés syriens et libanais au Kazamaza

J'avais un gros week-end resto cette fin de semaine car j'essaie de voir le plus de monde possible avant de partir en voyage. Ce vendredi c'était avec mes deux copines, Marie-Andrée et Stéphanie. Nous nous voyons un peu moins souvent qu'avant toutes les trois, la vie suivant son cours, les bébés aussi. Je leur ai donc fait parvenir une liste de 5-6 endroits que j'aimerais essayé et je les ai laissé choisir. Le Kazamaza s'est imposé dès le début. Le meilleur de la Syrie et du Liban à la même adresse sur la rue du Parc.

Comme la plupart des cuisines de ces régions, la formule est conviviale et à partager. Une liste de mezzés (style tapas) froids et végétariens et une foule de choix de plats principaux pour satisfaire les plus carnivores d'entre vous. Nous avons demandé conseil à notre serveur qui a vraiment insisté pour qu'on prenne le plat suivant: courgettes farcies au riz avec légumes, noix de pin et raisins de Corinthe. Même si aucune des trois avions "flashé" dessus ça a été un excellent choix.


Il a aussi vraiment beaucoup insisté sur le fait que nous devrions ABSOLUMENT prendre la salade d'aubergines. À ses dires c'était quelque chose que et je cite "vous n'avez jamais goûté". Il fallait qu'il soit sûr de lui en titi pour avancer une chose pareille. Nous l'avons écouté et savez-vous quoi? il avait raison!!! Les aubergines étaient "compotées" et avaient un arôme prononcé de fumée. Était-ce du pimenton ou de la fumée liquide? aucune idée. Ajoutez à cela de la grenadine, tomates, ail, citron, poivrons, noix, persil et de l'huile d'olive et vous avez une superbe recette, fraîche, élégante et divinement agréable en bouche. Chaque bouchée est unique révélant un peu plus de ceci ou de cela. Miam! J'en salive encore.



Un classique: le mouhammara est une sorte de pâte ou de tartinade composée de poivre d'Alep, noix de Grenoble, noix de pin, chapelure, mélasse de grenadine (qui lui donne sa belle couleur rougeâtre), épices et huile d'olive. Succulent. Avec des pitas frais du jour on ne peut demander mieux.



Sous cette montagne de fraîcheur se cache 5 keftas aux pistaches. Les keftas sont un genre de saucisses façonnée à la main avec de la viande hachée, des herbes et des épices. Ici l'animal utilisé était l'agneau. La pistache n'était pas super présente mais il y avait tellement de saveur qu'on le pardonne facilement.



Le dernier plat et non le moindre: le jarret d'agneau avec Friki. Servi avec du blé entier fumé, un mélange de noix grillées au beurre (heu miam!) et une sauce au yogourt. Une petite merveille. La viande se détachait de l'os aisément et le blé croquait sous la dent. Wow!




Je sais qu'ils offrent les brunchs du week-end et je crois bien que je vais tenter l'expérience. Si vous êtes amateurs du Petit Alep près du marché Jean-Talon, le Kazamaza est une belle alternative.

Côté service, c'était correct mais rien pour écrire à sa mère (quoique elle doit bien lire ceci...). La carte des vins offre une belle sélection de vin libanais à prix très intéressant (28-35$ la bouteille).

Kazamaza
4629 du Parc
Montréal

dimanche 18 septembre 2011

Restaurant Tandem

Une des dernières fois que j'ai mangé au resto avec ma cousine Véro, c'était au Monsieur B et nous avions vraiment aimé ça. Aucun plat ne nous avait déçu. Hier soir nous avions le même espoir pour le nouveau restaurant situé dans le quartier Villeray à un jet de pierre du très populaire Tapéo. Le restaurant Tandem est ouvert depuis la dernière année dans un local pouvant accueillir une trentaine de personnes, et on peut y apporter son vin.

On nous reçoit avec une mise-en-bouche joliment présentée dans un petit verre à shooter. Le velouté de courgette et poivre rose était froid et bien consistant.


Le menu est écrit à l'ardoise mais pour vous empêcher de plisser les yeux comme si vous étiez en plein soleil on vous l’amène également en version papier. Toujours pratique. Une seule formule, celle du trois services (soupe ou salade, entrée, plat principal). En ce samedi,  la soupe, -une gaspacho-, était excellente, bien piquante, avec beaucoup de texture. Le hic, la quantité peut-être un faible.



La salade du marché quant à elle était fade et sans goût. De plus les feuilles n'avaient pas toutes été coupées et en piquant avec sa fourchette on risquait de se ramasser avec toute une bouchée. J'ai entrevu une ou deux tranches fines de radis et ce que je pense être des abricots séchés. Point.



Quatre des sept entrées disponibles exigeaient d'elles qu'on allonge un supplément monétaire pour les acquérir. Ce fut le cas pour le tartare aux deux saumons (frais et fumé). Celui-ci était parfait, bien relevé, juste assez pimenté et l'équilibre entre les deux versions du poisson était bonne.



L'autre entrée, calmars et salsa de chorizo était décevante. La salsa était bonne mais les calmars manquait d'assaisonnement et n'étaient pas particulièrement tendres. Petite déception.


L'un des plats principaux, le carré d'agneau aux herbes de Provence a eu plus de succès. Une belle portion de 7 côtelettes rosées et tendres. Accompagné d'un étagé de pommes de terre et de légumes de saison.


En plus du menu traditionnel, le chef ajoute chaque soir un plat résultat de ses courses au marché. Je lorgnais vers celui-ci: les raviolis farcis à la pintade, kumquat, micro-coriandre garni de crème fouettée au poivre long et j'ai été très satisfaite.



Finalement, pour le dessert nous avons opté pour le trio de crèmes brûlées. Romarin, lime et fève tonka. J'aime beaucoup lorsque des fines herbes habituellement utilisées dans des plats salés se retrouvent au dessert.



Le logo rigolo d'un lapin sur son vélo m'intriguait un peu. J'ai alors demandé à la très jolie copropriétaire la signification de ce dessin (aucun lapin n'apparaissait à la carte). Réponse: il n'y a aucune histoire, elle et son conjoint le trouvait cute.


En somme, j'ai passé une soirée agréable malgré une inégalité dans l'assiette. Les prix varient entre 27$ (pour des pâtes) et 44$ pour l'agneau ce que je trouve un peu dispendieux lorsqu'on ajoute tous les suppléments et le dessert (trio que nous avons mangé était 9$).

jeudi 15 septembre 2011

Ma virée à St-Tite

Le week-end dernier j'ai vécu une expérience hors de l'ordinaire. Roulement de tambour.......... Je suis allée voir un rodéo au festival western de Saint-Tite, haut lieu du cowboy (vrai ou improvisé) et du Jack Daniel's. Où est l'extraordinaire me direz-vous? Je ne m'attendais à rien. Mais alors là à absolument rien. Depuis des années ce festival se déroule au Québec, j'en avais entendu parler par des amis et dans les médias mais ça ne me parlait pas du tout. Je voyais ça comme le summum du kitch et du kétaine et l'intérêt n'était pas là, je ne m'y étais donc jamais attardé vraiment. Aussi, lorsque la femme de mon cousin nous a invité à noël, j'ai dit oui sans trop réfléchir.

 Le 10 septembre, billet en main pour le rodéo de 13 heures nous nous sommes rendus sur le site très tôt le matin pour éviter la cohue et la circulation (excellente idée!). C'est le paradis du VR, de la tente-roulotte et de la botte de cowboy. Les résidents du village sont bons joueurs et chaque parcelle de terrain privé est occupée par des habitations motorisées, des voitures, des tentes, etc. La majorité des maisons sont décorées et souligne bien fièrement le quarante-quatrième anniversaire. Même les noms de rues se mettent de la partie et s'exhibent avec fière allure. Voyez par vous-même.



Évidemment c'est aussi le royaume du "vendeux de cossins" allant de la cire pour les voitures aux pneus en passant par le détour obligé des nombreux kisoques de chapeaux de cowboy et autres. Une marée humaine se déplace dans les rues (qui ne sont étonnament pas toutes fermées à la circulation) parmi les chevaux, les motos, les calèches. Le tout est très festif et on sent que la bonne humeur atteint des sommets jusqu'ici encore inégalé.

Ceci étant dit (ou écrit) le plus impressionnant de la journée reste sans contredit la rodéo en tant que tel. Je n'avais jamais assisté à un spectacle de la sorte. Dès les premières minutes mon chum et moi nous nous sommes laissés prendre par le jeu et l'ambiance et nous avons applaudi, crié, retenu notre souffle absorbé par ce qui se déroulait sous nos yeux. Un vrai bon show. Des cowboys et cowgirls qui tentent de résister plus de 8 secondes (et avec du style s'il-vous-plaît!) sur des chevaux sauvages qui se démènent comme un diable dans l'eau bénite. (Ça c'est ce que je pensais jusqu'à ce que je vois le taureau se démener à son tour, LUI c'est le diable en personne!) Des points sont accordés pour la "grâce" du cavalier, pour les mouvements du cheval, pour le temps. C'est incroyable. Nous n'avions pas encore atteint la mi-temps que je criais que je voulais revenir l'an prochain!

Je vous laisse sur quelques photos prises sur place pour vous donner le goût d'assister à ce festival unique de renommée internationale.
Atterrissage tout en douceur


Atterrissage un peu moins en douceur!!!

Un gars est caché dans un baril pour faire diversion

C'est bien de la bave de taureau en quantité industrielle 

Quand je disais marée humaine!!!