lundi 21 mars 2011

Jarrets d'agneau aux parfums de Provence

Aujourd'hui, j'ai une superbe recette, idéale pour recevoir, à vous proposer. Si je vous dis jarrets d'agneau aux parfums de Provence, est-ce que ça vous parle? J'en entends déjà quelques-uns qui me disent (mon chum en premier) que l'agneau; ça goûte la laine... C'est vrai. Parfois. Pas souvent. Pas quand c'est bien apprêté. Et je pense que le rôti ou la longe sont plus susceptibles d'avoir ce goût très animal. Mais pour l'instant je vous propose des jarrets. Une pièce relativement chère au restaurant mais qui à la maison revient à environ 6-8 $ par portion. C'est pas économique comme du poulet mais ça sort de l'odinaire et c'est excellent. Ça mijote longtemps, ça embaume la maison (profitez-en pendant que l'hiver crache son dernier venin sur nous, après on passe au BBQ!). Je l'ai fait ce week-end même et je vous assure que ce n'est pas gênant de recevoir des invités avec une telle recette et en prime, vous n'avez pratiquement plus rien à faire car vous aurez cuisiné durant l'après-midi.

C'est le chef Jean-François Plante qui en est l'auteur mais moi c'est Miss Papila une blogueuse de Québec que j'adore qui me l'a fait découvrir. J'ai suivi ses instructions à la lettre car elle sert ses superbes jarrets avec la purée de pommes de terre tout à fait décadente du Pied de Cochon et j'ai fait de même. Mais assez placoter, passons en cuisine.

Vous aurez besoin pour six portions de:


6 jarrets d'agneau (privilégiez l'agneau du Québec)
1 cuillère à soupe d'huile d'olive et autant de beurre
4 échalotes françaises hachées finement
2 gousses d'ail coupées en 4
2 cuillères à soupe de miel
1 tasse de vin rouge
2 tasses de sauce demi-glace
1 cuillère à soupe de gingembre frais râpé
6 cuillères à soupe de pâtes de tomates à l'ail et aux fines herbes (j'ai pris la régulière)
2 cuillères à thé d'herbes de Provence
4 branches de romarin (j'ai omis cet ingrédient)
sel, poivre

Préchauffer le four à 325 degrés. Dans une grande cocotte , faire fondre le mélange beurre/huile. Saisir les jarrets à feu vif de tous les côtés (environ 7 minutes) et réserver. Dans la même cocotte, dorer les échalotes et l'ail 2 minutes. Ajouter le miel et caraméliser un autre 2 minutes. Déglacer avec le vin et réduire un 3 minutes supplémentaires. Ajouter le reste des ingrédients. Remettre la viande dans la sauce et cuire au four à couvert durant environ 3 heures.

***Si vous désirez faire l'accompagnement de pommes de terre préparez votre ail en même temps.

Durant la cuisson, vérifier les jarrets et assurez vous qu'ils soient bien enrobés de sauce. La viande se détachera toute seule de l'os et fondra littéralement dans votre bouche.

Miss Papila servait son plat avec des asperges et des pommes de terre purée. ALERTE: si vous êtes au régime STOPPEZ immédiatement la lecture ici, il en va de votre santé mentale... Bon, tout le monde (ou presque) le sait, Martin Picard le chef du Pied de cochon ne donne pas dans la demi-mesure. Ses "pétates pilées" ne font pas exception. Mais elles sont débiles, recette gracieuseté de Catherine, l'Obsessive Gourmande (4 portions):

4-5 patates jaunes (style Idaho)
250 grammes de fromage en grain très frais et haché
200 ml de crème 35%
100 grammes de beurre (disons une bonne grosse motte pour ceux et celles qui n'ont pas de balance)
1 tête d'ail entière
huile d'olive
sel, poivre

Votre four doit être à 400 degrés. Coupez la partie supérieure de la tête d'ail entière. Déposez dans un papier d'aluminium avec un filet d'huile). Enfournez environ 45 minutes (si vous faites cet étape en même temps que l'agneau comme votre four est à 325, cuire une heure).

Pelez et coupez les patates, bouillir 20-25 minutes. Dès que les patates sont cuites, sortez-les de l'eau et pilez-les avec un pile-patates manuel. Remettre sur un feu très doux et incorporer la crème, et l'ail confit (en pressant dessus pour le faire sortir). Ajouter le beurre et le fromage. Battez encore quelques secondes de plus, assaisonnez et retirer du feu. Servir immédiatement!





Je vous le dit c'est divin et ça vous fera un lunch d'enfer le lundi midi!

dimanche 20 mars 2011

The high-rise pancake de mon ami Oli

Voici un petit-déjeuner ou une partie de brunch ultra simple mais spectaculaire et savoureuse. Les "crêpes montantes" de mon ami Olivier. En fait, elles ne sont pas de son cru mais bien du magazine masculin GQ de décembre 2010. Ça fait déjà deux fois qu'il m'en fait et cette fois-ci j'ai décidé que je ne pouvais pas garder la recette secrète. C'est beau, bon, pas cher.

6 ingrédients seulement et vous pouvez l'utliser avec du salé (jambon/fromage) ou du sucré (fruits/sirop d'érable). Vous aurez besoin de ceci pour une crêpe :

3 c. table de beurre
2 oeufs battus
1/2 tasse de farine
1/2 tasse de lait
1 c. thé de sucre
1/4 c. thé de sel
muscade si désiré


Avant toute chose vous devez absolument préchauffer le four à 425 degrés. Mettre le beurre dans un moule (environ 8-9 pouces) et faire fondre au four pendant que vous préparez l'appareil. Utilisez un moule avec de hauts rebords pour que la crêpe se soulève. Voir ici:





Mélanger tous les autres ingrédients et mettre dans le moule chaud. Cuire 18 à 20 minutes. Servir immédiatement car elle est aussi spectaculaire et bonne qu'éphémère. Disons qu'elle dégonfle vite.



Voici le chef avec sa création et il n'est pas peu fier! Merci Oli!!!

samedi 12 mars 2011

Manger Chez Chose

La semaine dernière j'étais très enthousiaste à l'idée d'essayer un nouveau restaurant, d'autant plus que j'y allais le vendredi soir et que le lendemain matin, Robert Beauchemin lui-même en faisait la critique dans La Presse du samedi... Son compte rendu était assez bon, bref j'étais bien contente. Mais quel est ce restaurant mystérieux? C'est Chez Chose! Bon là, la question est la suivante: est-ce qu'on doit dire je m'en vais manger chez Chez Chose (comme dans je m'en vais manger chez St-Hubert) ou bien si on dit je m'en vais manger au Chez Chose (comme dans je m'en vais manger au Toqué!)? :-) Moi je vote pour dire: Je m'en vais manger au restaurant Chez Chose et j'espère que ça va être bon! Ça vous convient ça?

Voyons voir. Lorsqu'on prend la rue St-Denis vers le sud, le resto est situé au début du Plateau donc nous n'avons eu aucun mal à nous trouver un stationnement directement à la porte. Enclavé entre un café et des maisons privées je dois avouer que je n'aurais probablement JAMAIS arrêté mon chemin pour voir si j'y étais passé à pied. Nous entrons.

Nous sommes accueillies par un serveur sympathique et ultra volubile. Nous débutons la soirée par des bulles. Traditionnelles pour moi et avec curaçao pour ma cousine. Liqueur qui donne à son verre un je-ne-sais-quoi de liquide lave-glace (de dire notre serveur) mais qui n'est pas désagréable en bouche.

J'ai lu sur leur site internet que l'achat local est une de leur priorité et ça paraît à l'ardoise. Six viandes affichées avec le nom de leur producteur directement sur le menu. Et un de leur slogan est "On est jamais mieux fournis que par des fournisseurs d'ici".

Nous partageons une entrée de pieuvre grillée sur haricot blanc et chorizo (mon plat préféré des quatres). La pieuvre était parfaitement tendre et bien rôtie et les haricots offraient une belle complémentarité à l'assiette. Vous pouvez admirer la photo ici (la seule du souper d'ailleurs car la lumière était so-so et les autres ne m'emballent pas plus qu'il ne faut alors je ne les publierai pas):



En plat principal: le filet de sébaste beurre composé au citron, olives Kalamata et ciboulette était bien apprêté mais sans éclat particulier. L'autre assiette: kefta de bison et crème sure aux piments jalapeños. La garniture était essentielle car elle apportait un peu de ouphm aux boulettes de viande hachée. La force des deux plats se trouvait dans la varitété de légumes d'accompagnement. J'en ai compté HUIT différents. J'adore les chefs qui n'ont pas peur d'ajouter des légumes frais, nous n'en mangeons jamais assez.

Pour couronner le tout, le dessert se décrit ainsi. Quatre-quarts à l'huile de truffe, pomme chaudes à l'érable et poivre rose. Deux fines tranches de gâteaux chauffées, presques croutillantes, de beaux quartiers de pommes fondantes et un léger parfum de poivre. C'était très réussi.

On y retourne? Dans La Presse Robert Beauchemin a répondu: Au bout du compte, oui. Moi je dirais: Je l'ai essayé et il m'en reste tellement que non. Peut-être que le souvenir de Monsieur B qui m'avait tellement emballée la dernière fois n'était pas si loin dans ma mémoire.

Chez Chose
4621 St-Denis
Montréal
514-843-2152

jeudi 3 mars 2011

Crevettes Bang Bang

La première fois où je suis allée manger chez David, mon voisin de pallier, ce dernier m'a fait découvrir une excellente recette. Des crevettes Bang Bang! Il y avait goûté lors d'un séjour à Orlando et à son retour au Québec, il a trouvé la formule magique sur internet et il me l'a refilée. Des crevettes croustillantes, moelleuses, piquantes tout à la fois!

Voici ce dont vous aurez besoin:

16 crevettes moyennes, décortiquées et déveinées
1/2 tasse de mayonnaise
6 c. à thé de sauce Sweet Thai Chili
3 c. à thé sauce Sriracha
2 c. à thé vinaigre de riz
1 tasse de lait
1 tasse de chapelure de panko
1/2 tasse de fécule de maïs

Dans un bol de bonne grosseur, mélanger la mayo, la sauce sweet thaï chili, la sauce sriracha et le vinaigre de riz. Réservez.

Tremper les crevettes dans le lait pendant que vous préparez un bol avec le panko et un autre avec la fécule de maïs. Tremper les crevettes un fois du lait à la fécule, puis encore dans le lait et finalement dans le panko.

Cuire les crustacés à la friteuse comme mon voisin (ou dans un chaudron avec de l'huile mais soyez extrêmement prudents), jusqu'à ce qu'ils soient dorés. Déposer sur un papier absorbant.

Mettre les crevettes dans le premier bol avec la sauce à la mayo et mélanger. Servir sur un lit de chou.

Merci David! :-)



Crédit recette : http://thenoshery.com/2009/07/28/bang-bang-shrimp-throwdown/