mercredi 28 septembre 2011

Faites du bruit pour le Boucan!!!

Bon je vous arrête tout de suite! Ceux qui connaissent le nom du Boucan savent bien que c'est pour le gril servant à fumer la viande mais je trouvais que ça faisait aussi vacarme et tapage. Et j'avais aussi un peu l'intonation du gars qui anime dans les bars de Saint-Jérôme (à défaut de faire de la radio à CKOI) et qui crie: FAITES DU BRUIT!!! Vous me suivez maintenant?

Revenons à la base. Un reportage à l'émission L'épicerie l'hiver dernier. La viande la plus populaire ces temps-ci sur le menu montréalais; j'ai nommé le pulled pork. Quelques rendez-vous manqués (!). Je me suis finalement rendue au Boucan dans l'ouest de l'île la semaine dernière.

Cette fois c'était la bonne.

L'endroit est assez petit et nous étions assis près de la cuisine d'où sortait les plats plus appétissants les uns que les autres. D'entrée de jeu, je dois dire que c'est une bouffe de gars (ce qui n'empêche pas du tout les madames de l'apprécier au contraire). Un menu très court avec de la viande, de la viande et oh encore de la viande! Il y avait bien du saumon à la carte mais je crois que c'est seulement pour déculpabiliser le chef! Voyons ce que nous avons mangé:

En entrée, notre amie Marie-Ève a choisi les crevettes à la cajun. Trois immenses crustacés accompagnés d'une sauce BBQ vraiment bonne selon ses dires.



Le choix de Fred: des nachos garnis de pulled pork. Une assiette assez grosse pour que moi je la considère comme un repas en tant que tel.



Mon chum et moi avons été plus raisonnables (!?!) en ne prenant qu'une entrée à deux. Le mac'n'cheese (ouin pas sûr que c'est si raisonnable finalement). En tout cas c'était divinement bon. Le moelleux des pâtes et le croustillant du gratin, agréable duel en bouche. De fines tranches d'oignon vert dont on sentait encore la crudité amenait un élément très intéressant.



Pour les plats principaux, cinq accompagnements s'offrent à vous. Les frites et la salade de chou maison que vous pouvez voir ici en compagnie des côtes levées tout en sauce. Sinon, la salade de pommes de terre froide ou la salade verte.


Le dernier accompagnement est le maïs au fromage dans l'assiette ci-dessous. On aurait dit une chaudrée mais beaucoup plus épaisse et bien piquante. Intéressant. Mon chum s'est laissé tenter par la guédille au pulled pork. Pour ceux qui ne connaissent pas cette cuisson voici ce que j'en ai retenu. C'est l'épaule de porc entière qui est marinée avec un mélange d'épices (tenues secrètes ou non) et qui est cuite ou fumée pendant de longues heures. Lorsqu'elle est prête, la viande est retirée du four et elle s'effiloche à la fourchette, elle est ensuite agrémentée d'une sauce BBQ. C'est le summum de la bouffe réconfort. L'assiette était vraiment bonne. Seul hic, le pain à hot-dog mouillé à cause de la sauce.


Mon plat (dont la photo ne méritait pas une publication) se nommait: five napkins burger. Ça s'annonçait coulant... Ça l'était. Pas une mais bien DEUX boulettes de viande, de la sauce BBQ maison, des cornichons, alouette! À première vue je me suis dit que je ne finirais pas l'assiette. Erreur, j'ai tout englouti!

Pour le reste du menu, la poutine avait l'air vraiment unique étant elle aussi agrémenté de porc effiloché. Et si vous êtes amateurs du genre, le dessert le plus intriguant de la carte: des brownies au bacon...

La nourriture et le restaurant ont beau être un peu rudes en apparence, leur force se retrouve dans de petits détails. Par exemple: en fin de soirée, une serveuse s'est installée au bar et a essuyé à la main chaque ustensiles qui sortaient du lave-vaisselle. Des taches d'eau on s'en fout chez nous mais au resto on n'en veut pas... Je trouvais que ça démontrait un certain respect pour la clientèle et un souci particulier qu'on ne retrouve pas à la cantine X.

Le boucan
1886 Notre-Dame Ouest
Montréal
514-439-4555
www.leboucan.com (message aux disciples d'Apple le site est en flash seulement)

lundi 26 septembre 2011

BBQc est né!

BBQc est né pour reprendre les mots de la fondatrice du groupe elle-même Andréa.

**Le logo est de Véronique Lafortune**



BBQc (pour Blogues Bouffe Québec) c'est un regroupement de blogeurs bouffe de Montréal et du Québec. La page Facebook a déjà été créée (je vous invite à aller "l'aimer" tout de suite!). C'est à cet endroit que tous les blogueurs qui parlent de bouffe (critique restos, recettes, évènements, lancement de livre de recettes, etc) publieront. Vous serez au courant de tout ce qui se déroule sur la scène culinaire. Je suis super contente que ça sorte enfin! :-)

Un site internet bien à nous est prévu pour bientôt!

Vous pouvez également suivre sur Twitter @BlogBouffe et le mot-clic #BBQc


dimanche 25 septembre 2011

Jarrets d'agneau braisés à la moutarde

Ça fait bien longtemps que je n'ai pas publié de recette. On dirait qu'en fin d'été j'ai perdu un peu d'intérêt pour la cuisine et comme je devais seulement vider le contenu de mon congélo rien n'était assez inspirant pour mériter une place ici.

 Hier je me suis réveillée avec un goût bien précis dans la bouche: celui d'un jarret d'agneau qui cuit des heures et qui parfume tout. Ça tombait extrêmement bien, Ricardo venait d'en publier une nouvelle recette dans son magazine "10ième anniversaire". L'agneau est une viande un peu plus dispendieuse que le boeuf et le poulet mais tellement savoureuse que parfois je me paie la traite comme on dit! Les jarrets que j'ai acheté hier se détaillaient à 7-8$ pièce. Par contre, vous êtes mieux de les cuisiner chez vous si votre budget est un peu serré car les restaurateurs vous les vendrons à 25-30$ l'assiette.


Jarrets d'agneau braisés à la moutarde
Pour confectionner ce plat vous aurez besoin:

4 jarrets d'agneau (Ricardo disait 6 mais 4 c'est amplement pour la quantité de sauce)
1/4 tasse de beurre
2 c. à thé de graines de moutarde
2 carottes en dés
1 oignon haché
1 branche de céleri en dés (j'ai pris du fenouil car je n'avais pas de céleri)
1 c. à soupe de farine
2 c. à soupe de moutarde de Dijon
1 tasse de vin blanc
1 tasse de bouillon de poulet
Sel, poivre

Préchauffer le four à 350 degrés.

Dans une grande cocotte, dorer les jarrets dans la moitié du beurre. Ajouter les graines de moutarde et cuire deux minutes supplémentaires. Réserver dans une assiette.

Dans la même cocotte, faire revenir les légumes dans le reste du beurre, saler et poivrer. Saupoudrer la farine et la moutarde de Dijon. Bien mélanger et déglacer avec le vin. Porter à ébullition en remuant. Ajouter le bouillon de poulet. Remettre la viande et amener à ébullition de nouveau.

Couvrir et cuire au four 2 heures. Ensuite découvrir et continuer la cuisson environ 1 heure jusqu'à ce que la viande se détache de l'os à la fourchette. Ricardo recommandait de tourner les jarrets durant cette heure là chose que je n'ai pas faite.

Si votre sauce n'est pas assez sirupeuse à la fin des trois heures de cuisson, retirer les jarrets et faites réduire quelques minutes. La mienne était vraiment très concentrée sans cette étape.

Servir sur une purée de pommes de terre et d'un légume vert (moi en l’occurrence des choux de Bruxelles sautés).

mardi 20 septembre 2011

Des mezzés syriens et libanais au Kazamaza

J'avais un gros week-end resto cette fin de semaine car j'essaie de voir le plus de monde possible avant de partir en voyage. Ce vendredi c'était avec mes deux copines, Marie-Andrée et Stéphanie. Nous nous voyons un peu moins souvent qu'avant toutes les trois, la vie suivant son cours, les bébés aussi. Je leur ai donc fait parvenir une liste de 5-6 endroits que j'aimerais essayé et je les ai laissé choisir. Le Kazamaza s'est imposé dès le début. Le meilleur de la Syrie et du Liban à la même adresse sur la rue du Parc.

Comme la plupart des cuisines de ces régions, la formule est conviviale et à partager. Une liste de mezzés (style tapas) froids et végétariens et une foule de choix de plats principaux pour satisfaire les plus carnivores d'entre vous. Nous avons demandé conseil à notre serveur qui a vraiment insisté pour qu'on prenne le plat suivant: courgettes farcies au riz avec légumes, noix de pin et raisins de Corinthe. Même si aucune des trois avions "flashé" dessus ça a été un excellent choix.


Il a aussi vraiment beaucoup insisté sur le fait que nous devrions ABSOLUMENT prendre la salade d'aubergines. À ses dires c'était quelque chose que et je cite "vous n'avez jamais goûté". Il fallait qu'il soit sûr de lui en titi pour avancer une chose pareille. Nous l'avons écouté et savez-vous quoi? il avait raison!!! Les aubergines étaient "compotées" et avaient un arôme prononcé de fumée. Était-ce du pimenton ou de la fumée liquide? aucune idée. Ajoutez à cela de la grenadine, tomates, ail, citron, poivrons, noix, persil et de l'huile d'olive et vous avez une superbe recette, fraîche, élégante et divinement agréable en bouche. Chaque bouchée est unique révélant un peu plus de ceci ou de cela. Miam! J'en salive encore.



Un classique: le mouhammara est une sorte de pâte ou de tartinade composée de poivre d'Alep, noix de Grenoble, noix de pin, chapelure, mélasse de grenadine (qui lui donne sa belle couleur rougeâtre), épices et huile d'olive. Succulent. Avec des pitas frais du jour on ne peut demander mieux.



Sous cette montagne de fraîcheur se cache 5 keftas aux pistaches. Les keftas sont un genre de saucisses façonnée à la main avec de la viande hachée, des herbes et des épices. Ici l'animal utilisé était l'agneau. La pistache n'était pas super présente mais il y avait tellement de saveur qu'on le pardonne facilement.



Le dernier plat et non le moindre: le jarret d'agneau avec Friki. Servi avec du blé entier fumé, un mélange de noix grillées au beurre (heu miam!) et une sauce au yogourt. Une petite merveille. La viande se détachait de l'os aisément et le blé croquait sous la dent. Wow!




Je sais qu'ils offrent les brunchs du week-end et je crois bien que je vais tenter l'expérience. Si vous êtes amateurs du Petit Alep près du marché Jean-Talon, le Kazamaza est une belle alternative.

Côté service, c'était correct mais rien pour écrire à sa mère (quoique elle doit bien lire ceci...). La carte des vins offre une belle sélection de vin libanais à prix très intéressant (28-35$ la bouteille).

Kazamaza
4629 du Parc
Montréal

dimanche 18 septembre 2011

Restaurant Tandem

Une des dernières fois que j'ai mangé au resto avec ma cousine Véro, c'était au Monsieur B et nous avions vraiment aimé ça. Aucun plat ne nous avait déçu. Hier soir nous avions le même espoir pour le nouveau restaurant situé dans le quartier Villeray à un jet de pierre du très populaire Tapéo. Le restaurant Tandem est ouvert depuis la dernière année dans un local pouvant accueillir une trentaine de personnes, et on peut y apporter son vin.

On nous reçoit avec une mise-en-bouche joliment présentée dans un petit verre à shooter. Le velouté de courgette et poivre rose était froid et bien consistant.


Le menu est écrit à l'ardoise mais pour vous empêcher de plisser les yeux comme si vous étiez en plein soleil on vous l’amène également en version papier. Toujours pratique. Une seule formule, celle du trois services (soupe ou salade, entrée, plat principal). En ce samedi,  la soupe, -une gaspacho-, était excellente, bien piquante, avec beaucoup de texture. Le hic, la quantité peut-être un faible.



La salade du marché quant à elle était fade et sans goût. De plus les feuilles n'avaient pas toutes été coupées et en piquant avec sa fourchette on risquait de se ramasser avec toute une bouchée. J'ai entrevu une ou deux tranches fines de radis et ce que je pense être des abricots séchés. Point.



Quatre des sept entrées disponibles exigeaient d'elles qu'on allonge un supplément monétaire pour les acquérir. Ce fut le cas pour le tartare aux deux saumons (frais et fumé). Celui-ci était parfait, bien relevé, juste assez pimenté et l'équilibre entre les deux versions du poisson était bonne.



L'autre entrée, calmars et salsa de chorizo était décevante. La salsa était bonne mais les calmars manquait d'assaisonnement et n'étaient pas particulièrement tendres. Petite déception.


L'un des plats principaux, le carré d'agneau aux herbes de Provence a eu plus de succès. Une belle portion de 7 côtelettes rosées et tendres. Accompagné d'un étagé de pommes de terre et de légumes de saison.


En plus du menu traditionnel, le chef ajoute chaque soir un plat résultat de ses courses au marché. Je lorgnais vers celui-ci: les raviolis farcis à la pintade, kumquat, micro-coriandre garni de crème fouettée au poivre long et j'ai été très satisfaite.



Finalement, pour le dessert nous avons opté pour le trio de crèmes brûlées. Romarin, lime et fève tonka. J'aime beaucoup lorsque des fines herbes habituellement utilisées dans des plats salés se retrouvent au dessert.



Le logo rigolo d'un lapin sur son vélo m'intriguait un peu. J'ai alors demandé à la très jolie copropriétaire la signification de ce dessin (aucun lapin n'apparaissait à la carte). Réponse: il n'y a aucune histoire, elle et son conjoint le trouvait cute.


En somme, j'ai passé une soirée agréable malgré une inégalité dans l'assiette. Les prix varient entre 27$ (pour des pâtes) et 44$ pour l'agneau ce que je trouve un peu dispendieux lorsqu'on ajoute tous les suppléments et le dessert (trio que nous avons mangé était 9$).

jeudi 15 septembre 2011

Ma virée à St-Tite

Le week-end dernier j'ai vécu une expérience hors de l'ordinaire. Roulement de tambour.......... Je suis allée voir un rodéo au festival western de Saint-Tite, haut lieu du cowboy (vrai ou improvisé) et du Jack Daniel's. Où est l'extraordinaire me direz-vous? Je ne m'attendais à rien. Mais alors là à absolument rien. Depuis des années ce festival se déroule au Québec, j'en avais entendu parler par des amis et dans les médias mais ça ne me parlait pas du tout. Je voyais ça comme le summum du kitch et du kétaine et l'intérêt n'était pas là, je ne m'y étais donc jamais attardé vraiment. Aussi, lorsque la femme de mon cousin nous a invité à noël, j'ai dit oui sans trop réfléchir.

 Le 10 septembre, billet en main pour le rodéo de 13 heures nous nous sommes rendus sur le site très tôt le matin pour éviter la cohue et la circulation (excellente idée!). C'est le paradis du VR, de la tente-roulotte et de la botte de cowboy. Les résidents du village sont bons joueurs et chaque parcelle de terrain privé est occupée par des habitations motorisées, des voitures, des tentes, etc. La majorité des maisons sont décorées et souligne bien fièrement le quarante-quatrième anniversaire. Même les noms de rues se mettent de la partie et s'exhibent avec fière allure. Voyez par vous-même.



Évidemment c'est aussi le royaume du "vendeux de cossins" allant de la cire pour les voitures aux pneus en passant par le détour obligé des nombreux kisoques de chapeaux de cowboy et autres. Une marée humaine se déplace dans les rues (qui ne sont étonnament pas toutes fermées à la circulation) parmi les chevaux, les motos, les calèches. Le tout est très festif et on sent que la bonne humeur atteint des sommets jusqu'ici encore inégalé.

Ceci étant dit (ou écrit) le plus impressionnant de la journée reste sans contredit la rodéo en tant que tel. Je n'avais jamais assisté à un spectacle de la sorte. Dès les premières minutes mon chum et moi nous nous sommes laissés prendre par le jeu et l'ambiance et nous avons applaudi, crié, retenu notre souffle absorbé par ce qui se déroulait sous nos yeux. Un vrai bon show. Des cowboys et cowgirls qui tentent de résister plus de 8 secondes (et avec du style s'il-vous-plaît!) sur des chevaux sauvages qui se démènent comme un diable dans l'eau bénite. (Ça c'est ce que je pensais jusqu'à ce que je vois le taureau se démener à son tour, LUI c'est le diable en personne!) Des points sont accordés pour la "grâce" du cavalier, pour les mouvements du cheval, pour le temps. C'est incroyable. Nous n'avions pas encore atteint la mi-temps que je criais que je voulais revenir l'an prochain!

Je vous laisse sur quelques photos prises sur place pour vous donner le goût d'assister à ce festival unique de renommée internationale.
Atterrissage tout en douceur


Atterrissage un peu moins en douceur!!!

Un gars est caché dans un baril pour faire diversion

C'est bien de la bave de taureau en quantité industrielle 

Quand je disais marée humaine!!!
 

dimanche 11 septembre 2011

Prise dans les mailles du restaurant Le Filet

Voici un autre restaurant que je peux rayer de ma liste "à essayer" mais que je peux ajouter à ma liste "à retourner". Sur Mont-Royal un peu plus à l'ouest (entre Saint-Laurent et du Parc) le Filet a ouvert ses portes en février dernier. Ce jeune resto profite par contre du savoir et de l'expérience des deux propriétaires du Club Chasse et Pêche, établissement de renom du Vieux-Montréal. J'en ai entendu le plus grand bien que ce soit à la radio ou lors de mes lectures "internetiennes".

 J'ai d'abord adoré le look de l'endroit, tout en longueur agençant les tons chauds du bois et la froideur du métal. On nous rappelle que nous sommes dans un resto de fruits de mer avec une vitre simulant les fonds marins. Le tout est très cozy et on s'y sent tout de suite à l'aise. Nous étions assis juste à côté de la cuisine à aire ouverte où une panoplie de gens travaillaient sans relâche pour nous faire passer une bonne soirée.

La réservation est obligatoire car j'ai vu des gens repartir dépiter faute de place. Le service valait aussi le détour, on vous tire la chaise, on vous déplie votre serviette de table en tissu, on est traité aux petits oignons!

Et on y mange quoi? C'est une formule tapas (d'un style un peu différent que ce que je suis habituée à voir ailleurs), donc plats à partager. On nous a recommandé 3 plats par personne, nous avons commencé par 8 plats à 4 et nous en avons eu assez. Axé sur les poissons et les fruits de mer nous avons opté pour les meilleures huîtres que j'ai mangées de ma vie. D'abord, je ne suis pas du tout "huîtres crues" mais cuites elles me plaisent bien. Celles-ci étaient fabuleuse, les premières au gratin de miso fondaient dans la bouche.

 

Les deuxièmes aux saveurs de bacon, pecorino et herbes étaient tout aussi fantastiques. Servies bien chaudes ça me réconcilie vraiment avec la bête si visqueuse habituellement.

 


Une salade fraîche de jicama (le jicama ou le pois patate est un tubercule que l'on consomme cru et qui a un goût entre la pomme de terre et la pomme si l'on se fie à Wikipédia), de fenouil, de suprêmes d'agrumes et de menthe était bien croquante et bien assaisonnée. Une petite bénédiction quand on connaît la suite de notre menu.



Le prochain tapa: ris de veau, homard et chanterelles. Une merveille, la pince de homard moelleuse sur une petite salade et le ris de veau frit à la perfection sur un lit de champignons tout en sauce. Ces champignons sont bien en marge de devenir parmi mes préférés. À chaque fois que j'en mange c'est toujours un succès.




Le plat suivant est un des meilleurs et le plus surprenant selon toute la tablée, ravioli à la courge, amaretti et amandes rôties. Un amalgame de saveurs et de goûts, légèrement sucrés. Nous aurions pris ce plat en version repas.





Ensuite, un autre plat qui valait en lui seul le déplacement, les pâtes cavatelli auquelles on incorpore de la joue de veau braisée effilochée ainsi que de copeaux de foie gras. Une onctuosité à se jeter littéralement par terre. Malheureusement, je ne pouvais l'accompagner d'un verre de vin mais je me suis rabattue sur l'eau gazéifiée maison (?!?). Tout aussi désaltérant.





Dernière photo: la pieuvre grillée, moelle et tomates cerises que nous avons agrémentée d'une assiette de légumes grillés. Encore une réussite totale.


L'exécution des assiettes a largement dépassé mes attentes et celle de mes amis présents. Nous avons  même décrété qu'il s'agissait d'une des meilleures table que nous avions goûté à Montréal. C'est pourquoi je ne peux que vous encourager à y aller pour vous faire votre propre opinion et vous risquer de vous faire prendre également dans les mailles de ce Filet!!!

Longue vie au Filet et à toute sa dynamique équipe.